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photo: Jean-Françcois Lemire - Graphisme orangetango
atsa
MONTRÉAL|PLACE ÉMILIE-GAMELIN
21 au 24 novembre 2013

 

INSTALLATIONS : DORMIR DEHORS | PROGRAMMATION | SOLIDARITÉ
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DORMIR DEHORS : DEUX INSTALLATIONS MULTIMÉDIAS DES ARTISTES ANNIE ROY ET PIERRE ALLARD (ATSA)

à voir dès le soir tombé…et  #ATSAdormirdehors

Au cœur de la Place Émilie Gamelin, deux installations monumentales multimédias inédites concoctées par les artistes Annie Roy et Pierre Allard prendront vie le soir tombé.

Dormir Dehors: L'étoile fait référence aux « anti-stars de la rue » et à leurs rêves brisés. Clin d'oeil à l’« anti-film » Sleep d’Andy Warhol - dont on souligne les 50 ans cette année -, une étoile de six mètres de diamètre, constituée de matelas soutenus par un bras télescopique à une quinzaine de mètres de hauteur, reçoit en son centre la projection en continu d'un film montrant un itinérant dans sa nuit de sommeil.

« Le matelas, symbole de réconfort d’un foyer que le sans-abri n’a pas. L’étoile, l’espoir de s’en sortir qui s’amenuise avec le temps qui passe. Tout comme dans cette œuvre de Warhol, nous sommes confrontés à l’immobilisme pour ce qui est de régler le sort, complexe certes, de la personne itinérante. Nous avons choisi de faire référence à une œuvre d’une star de l’histoire de l’art et de la déconstruire en changeant le personnage du poète John Giorno dormant par un sans-abri, Burger, qui gît au terminus de l'indifférence dans nos sociétés de consommation. Cette installation est un pied de nez à la vedettisation d’une société qui préfère s’intéresser à des étoiles filantes plutôt qu’à des problèmes lourds comme les trous noirs dans lesquels sont aspirés les gens de la rue. » — Annie Roy et Pierre Allard (ATSA)

 

La deuxième installation s’ancre dans la réalité montréalaise d’une population contrainte de s’inscrire dans une logique de survie qui la vulnérabilise toujours un peu plus. Avec la complicité de l’œil averti de photographes complices, un diaporama d’images montrant des centaines de dormeurs itinérants anonymes, sera projeté sur un écran géant fixé à des containers. Les citoyens pourront alimenter ce diaporama sur les réseaux sociaux via #ATSAdormirdehors en respectant l’éthique encouragée par l’ATSA : ne pas reconnaître le dormeur ni son lieu de sommeil- faire la photo avec respect, sans flash.

MERCI À NOS COMPLICES PHOTOGRAPHES: MATHIEU CARON, AURÉLIE JOUAN, GENEVIÈVE MASSÉ, JEAN-FRANÇOIS LEMIRE , LUC SENÉCAL

« Lorsque nous avons conçu le premier État d’Urgence en ’99, et que plus de cent sans-abri ont littéralement occupé notre camp, la force du nombre ainsi rassemblée nous a fait ressentir l’ampleur du phénomène. Ce diaporama d’images montrant des dormeurs itinérants dans la ville nous inspire le même effet. L’accumulation des photos pourrait-elle transformer le malaise d’être voyeur en prise de conscience ? Nous avons voulu dénoncé la réalité injustifiable de ces personnes à côté de qui nous passons la plupart du temps dans la plus grande indifférence et bâtir une empathie qui pourrait mener au changement. Le fait d’ouvrir ces prises de photos à tout le monde sur les réseaux sociaux est un incitatif à ce que tous, nous dénoncions cet état de fait et prenions le temps d’en saisir tout le drame » — Annie Roy et Pierre Allard (ATSA)

 

ATSA vous convie à prendre connaissance du diaporama Dormir Dehors sur le web avec le #ATSAdormirdehors

 

#ATSAdormirdehors est une campagne de reconnaissance photographique envers la réalité inacceptable de la vie dans la rue en publiant sur les réseaux sociaux avec #ATSAdormirdehors des photos de dormeurs itinérants avec la ligne éthique de ne pas reconnaître la personne ni le lieu où elle dort ; et de ne pas la déranger. On peut nous envoyer les photos à info@atsa.qc.ca ou les publier soi même avec #ATSAdormirdehors.

Voir l'évolution du diaporama sur Instagramm

 Ce projet suscite une controverse dont nous sommes conscients et désolés à la fois. Le projet est « borderline » car il est délicat – voire inacceptable pour certains -  de prendre une photo d’une personne, même si on ne la reconnaît pas et de la mettre sur internet. Cela est vrai. Ce n’est cependant pas une personne en particulier que nous voulons montrer mais la multiplication de la situation d’itinérance avancée dans laquelle trop de personnes se retrouvent. Nous en avons parlé autour de nous et au regard des discussions nous avons décidé d’aller de l’avant avec le projet. Étant ouvert à la critique et ne voulant pas dévier le discours initial du projet, nous avons cessé de rajouter des photos.

En lire plus sur les intentions du projet

Réponse de l'ATSA au texte Libre Opinion du Devoir

 

 

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