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© ATSA
atsa
Place des Arts, Montréal
1998

Qu'est ce que l'État d'Urgence ? I diaporama

 

un camp de réfugiés au coeur de montréal

En collaboration avec le Musée d'Art Contemporain de Montréal et les Forces Armées canadienne ( 5 jours ). Élargissant la thématique de l'itinérance à l'exil forcé de millions de personnes sur la planète, un camp de réfugiés fonctionnel est monté sur le parvis de la Place des Arts. En érigeant ce camp en plein centre ville, ATSA produit un choc d'images et de valeurs qui confronte la virtualité à l'hyper réalisme. Le camp que nous voyons si souvent à la télé se retrouve dans notre quotidien. L'aspect rudimentaire et éphémère des tentes crée un contraste puissant face aux constructions des buildings. Ainsi, de par l'architecture même de la mise en scène, en pleine période des fêtes et pendant le 50e anniversaire de la déclaration des droits de l'homme, nous sommes revenus à l'essentiel, soit le droit d'être en sécurité, de subvenir à ses besoins primaire et de communiquer. Ouvert 24/24h, notre microcosme a offert le gîte à plus de 500 personnes, servit 3200 repas et distribué pour 15 000 $ de vêtements chauds.

 

Qu'est ce que l'État d'Urgence ? 

Il est une mise en scène de camp de réfugiés effectif sur la place public du centre-ville qui suscite un contexte privilégié pour que les citoyens se rencontrent et se solidarisent au-delà de leurs origines et conditions sociales.

Il est un lieu de refuge citadin ouvert 24 / 24 H au plus froid de l'hiver, mais qui doit rester ponctuel pour ne pas dédoubler des services déjà existant.

Il est surtout un lieu sans discrimination où des manifestations artistiques permettent de briser l'isolement du à des conditions de vie précaires qui attisent les préjugés et ne font que perdurer ce cercle vicieux. Ces manifestations se présentent sous forme d'ateliers d'improvisation mixte avec sans abris et comédiens professionnels, projections de films en plein air sur la situation des sans abris, ateliers d'écriture, spectacles de musique, cirque de rue etc.…Elles font participer tout le monde sans exception et sans pré-requis et deviennent des catalyseurs qui génèrent de la solidarité et de la confiance dans sa communauté.

Outre les activités culturelles, le simple milieu de vie du camp, avec ses trois repas par jour ouvert à tous, le feu de bois, les gens qui passent, offre une ambiance chaleureuse qui stimule des rapports humains non violents et pleins d'empathies et de découvertes. La matière première du camp est donc l'humanisme, valeur négligée et qui cause de plus en plus d'effritement social. Il s'agit ici de redonner à des personnes très précarisées dans leurs rapports humains, une dignité de communication et d'estime de soi en leur faisant vivre des expériences de vie et de création qui ne les ghettoïsent pas en créant un événement qui leur montre que nous n'avons pas honte d'eux. Vous seriez épaté de constater l'épanouissement de tout ceux qui vivent l'État d'Urgence, autant Monsieur et Madame tout le monde, qui font face à leurs préjugés qu'à la personne de la rue.

À l'heure de la mondialisation, ATSA est dans la rue pour créer un événement alternatif qui redonne une tribune aux plus démunis, déghettoïse la marginalité, responsabilise les individus et les institutions face à la misère humaine ici et dans le monde.

 

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